Le trio suisse, francophone, creuse peu à peu son sillon dans l’Hexagone et, pour leur deuxième passage à Paris seulement, ont l’honneur d’une Maroquinerie pleine à craquer et toute entière conquise d’avance. Un étrange trou de serrure géant et illuminé orne le mur du fond de la salle, derrière la scène, et rappelle le visuel de leur album « Dreaming in Dystopia ». Le groupe impose d’emblée un volume impressionnant le public est chaud bouillant. Derrière la guitare Stavros, aux allures de Cillian Murphy jeune, fait montre d’une chorégraphie étrange, saccadée, et son corps se raidit au fur et à mesure qu’il dévale le manche de sa guitare à une vitesse folle, comme si le musicien entamait un sprint imaginaire avec le regretté Alvin Lee (Ten Years After), lui aussi virtuose d’une célérité peu commune. Comme le disait le guitariste/chanteur, le présent concert est un voyage où le public en a vu de toutes les couleurs (on ne fait pas seulement référence au light show). La musique du trio tient sur un équilibre fragile entre puissance sonore, divagations sonores planantes progressives, influences orientales ou africaines et blues (des Alpes comme le précise Stavros!) Quelque-part entre Led Zeppelin pour le hard-rock blues psychédélique et Jimi Hendrix pour les coups de wha-wha bien sentis. Chaque musicien à droit à son solo et il faut savoir gré au trio de remettre à l’honneur les solos de basse (Marco Mottolini) et de batterie (Maxime Cosandey, déjà une petite star sur la place de Paris). Les deux heures de concert ont laissées le public exsangue. On espère les revoir très vite et nous attendons la suite de leurs aventures avec impatience.
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